« L’impossible nous ne l’atteindrons pas, mais il nous sert de lanterne. »
René Char

Catégorie : International

UEFA étrangement silencieuse.

 » Il y a malheureusement des événements tragiques qui se déroulent presque quotidiennement partout dans le monde, et il serait tout simplement irréaliste de rendre hommage à toutes les victimes. Nous condamnons fermement toute sorte de violence, y compris les attaques d’Orlando, et nous exprimons notre profonde sympathie aux victimes de cette horrible tragédie et à leurs familles  » a déclaré l’UEFA : il n’y aura donc pas de minute de silence lors des trois matchs de ce jour.

Si l’on peut entendre l’argument concernant la multiplicité des événements tragiques, l’on ne peut que regretter cette déclaration qui, si elle cite la ville où a eu lieu la fusillade, ne prend même pas la peine de préciser qu’il s’agit là d’une attaque homophobe perpétrée dans une discothèque gay ; alors que la Marie de Paris arbore l’arc-en-ciel du drapeau LGBT et Anne Hidalgo a adressé « un soutien fort à tous les gays, lesbiennes bi et trans meurtris par une attaque qui vise à remettre en cause la première de leurs conquêtes : le droit de vivre en paix ».

Dans un sport régulièrement épinglé pour ses dérives homophobes, une telle mesure aurait eu un poids symbolique important. Faut-il rappeler à l’UEFA les nombreuses initiatives prises dans de très nombreux sports, y compris aux États-Unis, au lendemain des attentats perpétrés en France en janvier et novembre 2015. Certains morts seraient-ils pour les instances dirigeantes de l’UEFA moins dignes de respect que d’autres ?

« Les islamistes pullulent à Gao »

L’Humanité a publié, le 15 février, un article sur la situation à Gao, dont le titre est «  Les islamistes pullulent à Gao. » Le choix du verbe pulluler est pour le moins surprenant. D’une part,  parce que la définition qu’en donne le dictionnaire de l’Académie française est sans équivoque : pulluler signifie « se multiplier en abondance et en peu de temps ; être en très grand nombre, grouiller (généralement en mauvaise part). » Et les exemples parlent d’eux même : « Le chiendent pullule. Les moustiques ont pullulé cette année. » D’autre part, parce qu’il renvoie à des slogans haineux qui visaient les juifs.

Le choix de ce vocabulaire participe à une déshumanisation, à la catégorisation en sous-espèce. Sous-espèce à la fois au sens biologique : « niveau intermédiaire immédiatement inférieur à l’espèce » et sous espèce au sens d’espèce inférieure. Et le fait que ces individus ne soient plus membres de l’espèce humaine justifie alors un traitement différent de celui accordé aux êtres humains, et Guantánamo se profile à l’horizon.

Le combat pour les droits humains ne souffre aucune exception quel que soit l’être humain concerné et quels que soient ses actes, il conserve son humanité de manière imprescriptible. Il est regrettable que l’Humanité, qui sous-titre  » le journal fondé par Jean Jaurès » s’autorise de tels dérapages.

Haïti, quelle malédiction ?

Pierre Rousselin a signé un éditorial très significatif dans le Figaro le 13 janvier 2010 intitulé « Haïti, la malédiction »..

La malédiction évoquée visée semble être, dans un premier temps, celle de la nature qui  » semble s’acharner avec une terrible cruauté sur l’un des pays les plus pauvres et les plus vulnérables de la planète ». Force est de constater la  violence de ce séisme, même si le choix du terme « malédiction » pourrait laisser supposer la présence d’une force supranaturelle choisissant de frapper ici ou là.

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Les damnés de la terre demandent justice

Les montants d’aide à l’Asie du Sud Est sont annoncés tous les jours en hausse, aide venant des particuliers, des entreprises, des Etats. Peut être pour une fois les aides seront elles à la hauteur des dégâts.

Mais ces montants annoncés doivent susciter aussi de nombreuses questions.

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1755-2005, de Lisbonne au Sri Lanka

A la suite du tremblement de terre de Lisbonne en 1755, le roi du Portugal Joseph 1er s’interrogeant sur la conduite à tenir, son secrétaire lui fit la réponse suivante  » Sire, nous devons enterrer les morts et nourrir les vivants »

Aujourd’hui, la situation est tragiquement la même et l’urgence est à la mobilisation. De nombreux pays ont déjà annoncé le déblocage d’aide d’urgence, les ONG se sont mobilisées et collectent des fonds.

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